24,95 $
La livraison au Canada est gratuite avec tout achat de 59$ ou plus.
Laura a un an pour écrire un nouveau livre. Elle doit se rendre au gym tous les jours de la semaine. La maison de ses grands-parents doit être vidée et nettoyée. Les assiettes cassées doivent être jetées à la poubelle. Des étirements doivent être faits après chaque séance d’entraînement. Sa mère doit trouver une manière d’accrocher une peinture au mur. Est-ce qu’un livre doit vraiment avoir une intrigue? Un livre a besoin d’un thème. Ça ne sert à rien de souhaiter la bonne année passé la mi-janvier. Un livre doit être écrit et le monde a besoin de plus de maisons à la campagne.
Au fil de saynètes portées par un découpage audacieux et parfaitement maîtrisé, derrière le vacarme ahurissant des conversations anodines et des non-dits se révèle peu à peu le cœur du récit : notre incapacité à nous écouter, à vivre pour nous-mêmes. Comme si la vie se traversait à la manière d’un cours d’éducation physique : par déplaisir, par procuration, par obligation. Alexandre Fontaine Rousseau propose, comme à son habitude, une traduction d’une grande justesse. Avec ce titre, Mosi nous offre rien de moins que la lecture coup-de-poing de la saison.
Incisive, cette dernière oeuvre de Mosi prolonge la recension, amorcée dans La mangouste, des violences quotidiennes qui percent la peau. Pourtant, elle demeure attentive à la beauté que recèlent les moments ordinaires, faisant passer son regard du temps perdu au temps saisi. Mosi a ce talent qui lui permet de décomposer, dans et hors de chaque case, la complexité des choses simples.
Œuvre nécessaire et dérangeante, L’éducation physique s’inscrit dans une veine autobiographique courageuse. Mosi signe ici un récit cathartique qui résonnera auprès de quiconque a vécu l’aliénation corporelle durant l’adolescence.
J’ai vraiment été attiré par le dessin de Joana Mosi. […] Je ressentais des émotions juste à cause de son dessin. […] J’ai apprécié énormément la forme.